Les Anses d'Arlet

La commune des Anses d’Arlet possède 4000 habitants et est située au sud-ouest de la Martinique. Elle s’étend sur 25.9 km2 et compte sur son territoire une vingtaine de quartiers et de lieux dits. Elle est membre de la Communauté de l’Agglomération de l’Espace Sud de la Martinique qui compte 12 communes.

Entourée des Trois ilets et du Diamant, deux communes à fort potentiel touristique et deux grosses destinations touristiques de la Martinique, Les Anses d’Arlet a su garder son côté authentique et développer ses propres atouts. A l’écart des grands centres et à proximité des transports maritimes (les Trois-Ilets). Elle offre une qualité de vie calme et agréable.

Village de pécheurs, elle a le privilège de bénéficier, d’une trentaine de restaurant, de très belles plages et d’une qualité de baignade reconnue par les Martiniquais et également par les touristes.

Elle se caractérise sur son versant mer des Caraïbes par ses anses (Petite-Anse, Anse-Noire, Anse Dufour, Grande-Anse) et à l’intérieur par sa topographie de mornes et de pentes sur pratiquement tout le territoire dont le point culminant est le Morne Larcher (477 mètres).

La particularité de Anse Dufour et Anse Noire est que « normalement », les plages du Nord de la Martinique sont de sable noir et celles du Sud de sable blanc ; or, pourtant séparées par une simple avancée sur la mer, l’une est de sable blanc (d’origine bioclastique), l’autre de sable noir (d’origine volcanique), constituant la seule plage de sable noir du Sud de la Martinique[(d’où probablement son nom d’Anse-Noire). À Anse-Noire, l’avancée sur la mer est dotée d’un plongeoir naturel appelé le point Y ; également d’une grotte : la grotte des Chauves-souris.

Avec ses quatre ou cinq plages et plus de 60 000 plongeurs par an entre l’anse noire et la pointe Burgos la ville est une vraie destination de plongée, la plus fréquentée de Martinique. L’Anse noire et Grande Anse sont des sites pour la plongée et la pêche sous-marine (herbiers, grande bio diversité (faune et flore riche), coraux, oursins) et tortues.

Le site de « Dlo Ferré » est un charmant petit coin (accessible par Petite Anse) qui est peu connu en Martinique mais qui possède comme principal trésor des sources d’eau chaude. Situé au pied du Morne Jacqueline, plusieurs petites sources thermales émergent sur les rochers faisant face à la mer. La plus importante a été récemment aménagée par la commune et l’Office Nationale des Forêts.

La source d’eau chaude proviendrait d’un réservoir dont la température serait de l’ordre de 180°C.

Le site est classé patrimoine protégé.

La commune des Anses d’Arlet est également une commune où le volley Ball est le sport roi. Depuis plusieurs années les deux meilleurs équipes de la commune dominent ce sport et ont de nombreux titres de champions de Martinique à leur actif.

Les Anses d’Arlet est dans le top 5 des communes les plus visitées de Martinique

Quelques grandes caractéristiques de la ville

Sept ZNIEFF (Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, faunistique et floristique)

Patrimoine bâti et immatériel très riches (église, puits, maisons d’époque, batterie…)

Patrimoine naturel exceptionnel (anses, mers, mornes…)

18 km de plages

Histoire de la commune des Anses d'Arlet

Les Anses-d’Arlet est une commune française située dans le département  de la Martinique en région Martinique. Ses habitants sont appelés  les Arlésiens et son bourg fait partie de ses localités de pêcheurs. Elle tire son nom d’un chef caraïbe nommé Arlet.

La commune s’étend sur trois anses principales de la côte sud caraïbe de la Martinique :

Grande-Anse, au nord ;
Les Anses-d’Arlet, au centre (le bourg) ;
Petite-Anse, au sud.

Près de Grande-Anse se trouvent deux autres petites anses, accessibles par la route des Anses menant, du sud vers le nord, aux Trois-Îlets :

Anse-Dufour ;
Anse-Noire.

La particularité de ces deux anses est que « normalement », les plages du Nord de la Martinique sont de sable noir et celles du Sud de sable blanc ; or, pourtant séparées par une simple avancée sur la mer, l’une est de sable blanc (d’origine bioclastique), l’autre de sable noir (d’origine volcanique[]), constituant la seule plage de sable noir du Sud de la Martinique[ ](d’où probablement son nom d’Anse-Noire). À Anse-Noire, l’avancée sur la mer est dotée d’un plongeoir naturel appelé le point Y ; également d’une grotte : la grotte des Chauves-souris.

Au début de la colonisation, deux frères caraïbes, Arlet et Pilote, auraient abandonné leurs biens et leurs terres aux colons du Nord de la Martinique pour se réfugier dans le Sud, à la suite d’un traité signé entre eux. De ce fait, Arlet s’installa dans la région à laquelle il a donné son nom.

De nouveau, Arlet abandonna ses terres aux Français pour se retirer encore plus au sud et les Jésuites s’y installèrent en 1665. Ils n’y restèrent pas longtemps et laissèrent leur place aux Capucins. Cette région de l’île se peupla peu à peu ; les habitants avaient soin des chapelles à l’usage des missionnaires.

En 1673, la première église fut construite. De grosses réparations ont été entreprises en 1687 par les soins financiers des « paroissiens » sous forme d’offrandes. Cette église fut détruite durant les années 1762 et 1763 par les Anglais qui incendièrent tout. Il fallut attendre quelques années pour que la population fut à même de reconstruire les maisons et de s’occuper des édifices religieux. L’église fut remise sur pied grâce au concours d’Henri Larcher, riche habitant de la région. En témoignage de reconnaissance pour son bienfaiteur, elle fut placée sous le patronage de Saint Henri.

En vertu d’un décret publié le 12 juin 1837, le gouverneur du moment, Mackau, avec l’approbation du conseil, divisa la Martinique en vingt communes. C’est ainsi que fut créée la commune du Sud qui englobait les Anses-d’Arlet (où le maire résidait), le Diamant et Sainte-Luce. Elle était administrée par un maire, trois adjoints et neuf membres du conseil de Sainte-Luce fut détachée en 1848 et le Diamant en 1862.

L’église Saint-Henri des Anses-d’Arlet, en bordure de plage, est connue comme un des plus beaux sites de Martinique, notamment en raison de son alignement exact avec le ponton. Cette église a été touchée par l’Ouragan Dean en 2007, elle a été totalement restaurée à l’identique en 2012. (Vidéo de la mise place du nouveau clocher en 2008 www.youtube.com/watch?v=z7O3uiW_5JM)

Le volley-ball est le sport roi aux Anses-d’Arlet. Depuis plusieurs années, le RC Arlésien et le Rayon de Petite-Anse dominent ce sport en Martinique. Les deux équipes de volley-ball de la commune ont de nombreux titres de champion de Martinique à leur actif.

Personnalités liées à la commune

Eugène LARCHER

Eugène Larcher naît le 11 février 1868 dans la commune des Anses-d’Arlet, dont il deviendra le maire en 1941. De retour de Guyane, où il a fondé la société mutualiste « La Solidarité » de Cayenne, il renouvelle l’opération avec la société mutualiste « Le Peuple » en 1903, qu’il présidera jusqu’en 1947.

Parti chercher fortune comme beaucoup de Martiniquais, il avait appris durant son séjour à l’étranger, les grandes vertus de la solidarité et de la fraternité. Voulant faire partager son savoir et son désir de servir et aider autrui, il réunit autour de lui des hommes de bonne volonté, tels que : Octave LUCEA, Joseph JEAN-JOSEPH, Tertulien JEAN-VINCENT, Hilarion Isambert NARDI et Louis DESERT, pour mener à bien cette œuvre de bienfaisance qu’il a instituée. À sa création, la société « Le Peuple » n’était qu’une tontine, c’est-à-dire qu’elle ne s’intéressait qu’aux funérailles. Elle devient Société Mutualiste vers les années 1950. Il décède en 1961.

Alexandre Fructueux dit Stellio

Alexandre Fructueux, surnommé Stellio, étoile de la musique créole est né en 1885 à l’Anse-Dufour dans une famille d’origine modeste. Dès son enfance il s’éprend de la flûte, ensuite il apprend la clarinette en autodidacte et ses progrès fulgurants font de lui un virtuose. L’enfant parti de rien devient un célèbre compositeur (une centaine de morceaux dont beaucoup font partie des grands classiques de la musique traditionnelle antillaise) et clarinettiste à succès (il se produit en Guyane, à Paris, en Europe et au Moyen-Orient). Il décède en 1939. Pour honorer sa mémoire, une stèle a été érigée dans le quartier de son enfance et le collège de la ville porte, depuis juin 2001, le nom de cet illustre musicien arlésien.

Espélisane SAINTE-ROSE

Espélisane Jérome SAINTE-ROSE dite Séssé, est née aux Anses-d’Arlet en 1928. Ouvrière agricole et marchande amoureuse du bèlè, elle fonde en 1980 le groupe folklorique « Cocotier », avec Sulermon PRIAM (danseur, chachayeur et chanteur), Lucien LAMETRIE (tambouyé) et de nombreux jeunes dont Annette AGIAN, Guylaine LEFAIVRE, Robert MELINARD, Fred et Marie-Madelaine SORBON. Très sollicité dans les fêtes patronales, ce groupe folklorique se produit un peu partout dans l’île et enregistre deux disques en 1981 et 1984. Chanteuse et danseuse du groupe, Espélisane crée une variante du bèlè dite du « Sud » qui se caractérise par la volupté des gestes effectués par les dames avec leurs jupes et leurs corps. Il se danse en couple (et non en quadrille, propre au « bèlè du nord »), qui entrent en file indienne, guidé par le tambouyé annonçant la montée au tambour. Elle tient le rôle de la mère courage dans la première version de la pièce de théâtre « Parole et silences » créée en 1994 par José Alpha, produite par le Centre Martiniquais d’Action Culturelle de la Martinique (CMAC), interprétée par Jean-Claude Duverger, La Sosso, Aliou Cissé, Kulu Séganja, Gertrude SEININ. Elle décède le 30 avril 1995.

Jacques LUCEA

Aîné d’une famille nombreuse et modeste, de père marin-pêcheur et de mère couturière, que Damien Jacques LUCEA, naît le 28 septembre 1946, au bourg des Anses-d’Arlet.

Élève brillant, il collectionne les prix d’excellence de l’école primaire du bourg jusqu’au prestigieux lycée Schœlcher de Fort-de-France. Il est déjà un exemple pour sa génération avec laquelle il partage les joies et les difficultés de la Martinique rurale des années cinquante. Son éducation familiale et sa pratique sociale auront déjà permis de forger son caractère. Malgré toutes les difficultés matérielles, il gravit « l’échelle sociale », d’un parcours sans faute en Martinique à l’Institut Henri Vizioz. Maître d’internat au lycée Schœlcher pendant ses études de droit, il a été pour des générations de jeunes, le grand frère studieux et respecté. Il entamera une carrière dans la fonction publique qui l’amènera de la sous-préfecture à la magistrature du Parquet.

En 1975, il est affecté au ministère de l’Education nationale où il est chargé des affaires statutaires et indemnités. En 1979, il rejoint la direction du Budget, au ministère des Finances, où il est responsable du bureau des transports. La même année, il parvient à rejoindre la Martinique, en octobre, comme secrétaire général de la Préfecture pour les affaires économiques, il sera chef de la mission régionale. En 1983, sous-préfet de 1ère classe, il est nommé à Selestat (Alsace), qu’il quittera en 1985 pour le ministère de l’Intérieur. En 1990, il est nommé à Saint-Malo, après un passage dans le Limousin. Administrateur de la Communauté Antillo-Guyanaise, il animera l’une des plus importantes associations de la région parisienne. Il mettra sa maîtrise de la chose publique, à la disposition de l’association métropolitaine des élus d’Outre-Mer (AMEDOM), notamment lors des audiences de la mission Lise-Tamaya ou simplement pour défendre le droit aux congés bonifiés des fonctionnaires originaire de l’Outre-Mer. Passionné par la justice, il avait rejoint le corps de la magistrature et devait occuper à partir du 1er octobre 2000, le poste de substitut de la République à la cour d’appel de Rouen. Il décèdera à Paris 15ème, le 31 mai 2000.

En hommage à cet illustre Arlésien, la municipalité a donné son nom à l’école du bourg et remet chaque année « le prix Jacques-LUCEA » à l’élève le plus méritant des écoles primaires et du collège des Anses-d’Arlet.

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